Vous connaissez surement la métaphore du colibri, inspirée d’une légende amérindienne.

La légende dit qu’un jour, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés  observaient, impuissants, leur lieu de vie disparaître. Seul le petit colibri s'activait, allant chercher quelques gouttes d'eau dans son bec pour les jeter sur les flammes. Au bout d'un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit :

 « Colibri ! Tu n'es pas fou ? Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ? » .

Le colibri lui répondit alors : « Je le sais, mais je fais ma part. »

La légende raconte que chaque animal se sentant alors concerné, « fit sa part », chacun à sa manière et que la forêt fut ainsi sauvée.

La métaphore s’applique à notre monde et son futur. Face au désastre écologique et environnemental qui menace notre vie (celle des humains mais aussi des animaux) sur la planète, nous avons, bien sûr, le choix. Soit nous restons atterrés, impuissants et inactifs. Soit, tel le colibri, chacun d’entre nous, avec ses moyens, à son rythme, fait sa part pour éviter que la terre brûle.

 

En 2017, j’ai fait ma part de colibri. Mon objectif était de réduire le volume des déchets et emballages générés par mon foyer.

Dans ma cuisine :

- j’achète mes céréales/pâtes/riz/graines/fruits secs en vrac. Pour éviter les sachets plastiques, j’utilise toujours les mêmes formats de pots verre que je fais tarer en magasin et que je peux remplir ensuite selon mes besoins.

 - pour les fruits et légumes, je réutilise mes sachets papiers. Ils sont étonnamment résistants à l’humidité. Certains ont 8 mois d’usage et toujours aussi gaillards !

- toujours pour les fruits et légumes, nous consommons les produits de saison, si possible de production locale et bio.

 

Dans ma salle de bains :

- j’en avais assez de m’abîmer les yeux à vérifier les compositions de mes gels douche. J’utilise un savon bio composé de savon (ha ha ha), d’huile d’olive et d’extrait d’amandes amères.

- en déo, j’utilise de l’huile essentielle de Palmarosa. Elle n’empêche pas la transpiration mais on sent super bon.

- pour laver mes cheveux, j’achète du shampoing bio en vrac. Même système que pour mes céréales, je fais tarer mes pots verre vides en magasin et je les remplis selon mes besoins. L’ensemble de la famille s’y est mis. Il faut dire que ce shampoing a un délicieux parfum de verveine . . .

- pour me démaquiller, j’ai découvert des lingettes lavables en coton ou en fibres de bambou. Après démaquillage, je les mets dans un petit filet et hop dans la machine à laver à 60°C. Prêts à être à nouveau utilisés !

- de même, j’ai découvert les protège slips lavables. Même procédure que pour les lingettes démaquillantes.

- j’étais sujette aux infections ORL. Un spécialiste m’avait conseillé, il y a une vingtaine d’années, de faire des lavages de nez, tous les matins, à l’eau de mer. Astuce très efficace contre les rhumes mais j’en avais assez de vider tous les mois, un flacon de Rhinomer ou autre. Je me suis donc procuré une pipette thermale  (en plastique, mais que je garde) que je remplis tous les matins d’eau tiède salée. Aussi efficace que le  produit vendu en parapharmacie.

 

Dans ma buanderie :

- cela fait maintenant une dizaine d’années que je n’utilise plus d’anticalcaire ni d’adoucissant. Je mets à la place du vinaigre d’alcool blanc.

- et à la place du « sent-bon », 1 goutte d’huile essentielle de lavande. Ce qui, de plus, fait fuir les mites . . .

 

 

Soit, en gros, pour une année, une petite centaine d’emballages plastique et/ou alu en moins en centre de tri et 730 articles jetables en moins dans mes poubelles.

C'est un début.

Pour 2018, mes bonnes résolutions sont :

- de continuer celles de 2017

- de m’attaquer au secteur des produits ménagers. Je suis d’ailleurs preneuse de toute bonne astuce !

 

Et vous, quelle sera votre part ?

 

Petites lectures :

Pierre Rahbi – Mouvement Colibri

Jérémie Pichon &  Bénédicte Moret – La famille (presque) sans déchet

Danielle Festy - Ma bible des huiles essentielles

 

La légende du colibri, par Pierre Rabhi

 

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