Mon voisin me fait confiance. Lorsqu’il part en vacances, il me laisse la clé de sa porte et la télécommande (que nous appelons zapette) de son alarme. Mon rôle se cantonnant à vérifier que son compteur ne disjoncte pas en cas d’orage violent.

Ce fut le cas samedi dernier. Voulant vérifier que tout allait bien chez lui (il est actuellement en Sicile), je me dirige vers l’endroit où je range ses clés : vide.  Ah, c’est surement Mr Try this qui les a déplacées (Ben oui, si problème, chercher l’homme . . .). Au bout de 30 minutes de recherches intensives dans la maison; je commençais à pester sérieusement contre Mr Try this (qui n’était pas, à ce moment-là, joignable).

C’est alors que je vis le coussin de l’une de mes chiennes (Bambou pour ne pas la nommer) bizarrement placé dans son panier. Je le soulève et que vois-je ? La zapette de mon voisin à moitié dévorée . . . Je tiens à préciser que Bambou a déjà englouti, cette semaine, une paire de chaussures neuves rangées dans le dressing et des fleurs séchées que je gardais dans un bocal ancien qui était fermé. Et maintenant, la zapette qui était, à l’origine,  placée dans une petite caisse sur la commode. Ça commençait à faire beaucoup pour une seule chienne ! J’ai toujours pensé que Bambou n’avait qu’un seul neurone. Là, je découvre qu’il a pour fonction principale de faire toutes les bêtises im-possibles et in-imaginables. Un genre de neurone mission impossible qui aurait la dégaine de Tom Cruise. Bien sûr, Bambou a eu droit à tous les noms d’oiseaux que je connaissais. Ce qui n’a pas eu l’air de la traumatiser outre mesure.

Donc, me voilà avec une zapette dévorée et peut-être, toutes les ratatouilles que mon voisin a préparées avec beaucoup d’amour, cet été, en train de décongeler doucement. Heureusement, je me suis souvenue, qu’il m’avait donné en 2008, un papier avec les coordonnées de l’agence de surveillance. J’ai pu les joindre. Ils ont été adorables, ils ont pu déconnecter l’alarme à distance pour que je puisse vérifier les congélateurs de mon voisin, remettre l’alarme ensuite et ils m’ont envoyé une nouvelle zapette toute neuve. Mon voisin rentre dimanche de ses vacances. Je vais avoir des petites choses à lui raconter . . .

Mais j’ai aussi une adorable voisine qui m’a donné un plein panier de figues d’automne. Des figues noires, petites mais délicieuses. J’en ai fait un chutney dont je vais réserver une partie pour le repas de Noël. Un petit délice inspiré d’une recette trouvée chez Chef Simon.

 

 

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Chutney aux figues

Pour 2 bocaux

- 150 gr d’oignons rouges émincés

- 150 gr d’échalotes émincées

- 300 gr de figues coupées en gros morceaux

- 50 gr de raisins secs

- 50 gr de griottes séchées

- 10 cl de vinaigre de cidre

- 30 cl de vin blanc

- ½  cc de carry

- ½ cc cannelle

- 2 CS de miel

 

Dans une casserole, faire fondre le miel à feu doux. Lorsqu’il est bien chaud, y mettre les oignons et les échalotes à fondre.

Mettre ensuite les figues. Puis les liquides. Porter à ébullition.

Ajouter les raisins et les griottes. Puis les épices. Laisser compoter, couvert, pendant 30 minutes. Il ne doit plus y avoir de liquide, mais ne pas laisser le chutney sécher. La consistance doit être celle d’une compote.

Mettre en pots. Conserver au frais.

 

Cuisiné en écoutant :

Benjamin Biolay - Miss Miss

 

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